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 Jacques le Goff

Jacques le Goff

Nationalité: Français

Jacques Le Goff (né à Toulon le 1er janvier 1924) est un historien français spécialiste du Moyen Âge. Ancien élève de l'École normale supérieure, étudiant à l'université Charles de Prague en 1947-1948, agrégé d'histoire en 1950 et membre de l'École française de Rome, il est nommé assistant à la Faculté de Lille (1954-1959) avant d'être attaché de recherche au CNRS (1960) puis maître-assistant à la VI° section de l'EPHE (1962). En tant que Directeur d'étude à l'Ecole des hautes études en sciences sociales (EHESS ex-EPHE), Jacques Le Goff publie de brillantes études consacrées, ce qui renouvelle la recherche historique, aux mentalités et à l'anthropologie du Moyen-Age (ainsi "Marchands et banquiers au Moyen-Age" publié en 1957). Co-directeur des Annales ESC, il dirige des entreprises liées à la "nouvelle histoire" comme le recueil "Faire de l'histoire" en 1977 et le volumineux "dictionnaire de la Nouvelle histoire" publié l'année suivante, somme qui fait le point sur les avancées de la recherche historique nationale, sorte d'aboutissement de la révolution des Annales. Signe du succès de ses thèses, il joue un rôle dans le renouvellement pédagogique de l'histoire en participant à la rédaction d'un manuel scolaire en 1964. Le Goff a été une des figures de la nouvelle histoire dans les années 1970. Son séminaire à l'EHESS a exploré les voies alors nouvelles de l'anthropologie historique. À cet égard la relecture de l'œuvre de Marc Bloch et en particulier son maître-ouvrage, les "Rois thaumaturges" (1924), a été décisif dans sa réflexion historique. Il a publié des articles sur les universités médiévales, le travail, le temps, les gestes, les images, les légendes... Dans un des ses livres les plus récents, "Un Moyen Age en images" (2000), il montre d'ailleurs sa capacité à dialoguer et à tenir compte des suggestions de ses élèves : l'importance décisive accordée à dieu ou au thème de l'espace le montre parfaitement, il suffit pour s'en convaincre de comparer la présentation de ces questions dans ce livre et dans "la civilisation" de 1964. Cette ouverture exceptionnelle, parmi d'autres qualités, conforte le sentiment largement partagé qu'il s'agit du plus grand médiéviste français du 20e siècle.

Bibliographie