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 Dominique Barthelemy

Dominique Barthelemy

Nationalité: Français

Dominique Barthélemy (né en 1953) est un historien français, spécialiste du Moyen Âge. Ancien élève de l'École normale supérieure (1972), il est agrégé d'histoire. Ses maîtres étaient Pierre Toubert et surtout Georges Duby dont une partie des travaux sont remis en cause par l'élève aujourd'hui. Il a soutenu sa thèse sur la seigneurie des Coucy : Les deux âges de la seigneurie banale. Pouvoir et société dans la terre des sires de Coucy (milieu du XI°-milieu du XIII°s.) (Paris-IV, 1984). Directeur d'études à l'École pratique des hautes études (1994), il est aussi professeur d'histoire médiévale à l'université de Paris IV (2000) après avoir enseigné l'histoire médiévale à l'Université Paris XII de Créteil pendant les années 1990. Spécialiste d'anthropologie historique, D. Barthélemy va revenir sur plusieurs questions anciennes qu'il développe dans sa thèse d'Etat (La société dans le comté de Vendôme, de l'an mil au XIVe siècle, Paris-IV, 1993). Dans un premier temps, il analyse ce que certains ont appelé la « mutation de l'an mil », en montrant que cette date ne représentait aucune césure particulière, puisque la société évolue lentement et progressivement depuis le haut Moyen Âge : la chevalerie est née durant l'époque carolingienne et le servage a commencé à décliner à la même époque. Il s'oppose à la vision de Jean-Pierre Poly et de Eric Bournazel (La mutation de l'an mil a-t-elle eu lieu ? Servage et chevalerie dans la France des Xe et XIe siècles, 1997). Dans un second temps, il montre aussi le rôle du clergé dans la violence féodale du XIe siècle. L'Eglise s'est longtemps montrée comme protectrice des plus faibles mais l'auteur montre que les seigneurs et les clercs étaient liés pour maintenir leur domination sur les paysans. (Chevaliers et miracles : la violence et le sacré dans la société féodale, 2004). Enfin, dans son dernier ouvrage, D. Barthélemy brosse un nouveau portrait de la chevalerie des XIe et XIIe siècles. Encore une fois, l'Église donne l'image d'une chevalerie assagie et disciplinée par la paix de Dieu. Mais l'Église ne rendrait-elle pas la chevalerie plus dure ? (Croisades) En fait, l'adoucissement des chevaliers est principalement dû d'après l'auteur à la cour des princes qui fait du combat une fête (La chevalerie. De la Germanie antique à la France du XIIe siècle, 2007).

Bibliographie